Sainte Victoire - février 2008 : le Grand Parcours

Publié le par Gwen

 

Au même titre que les sorties phares de la saison à l'Eissadon (ou feu les sorties de Castelvieil), s'il y a un itinéraire à faire à Sainte Victoire, c'est "le Grand Parcours".

Evidemment, il faut avoir le niveau pour passer les 5c (old school comme on dit maintenant) et surtout avoir l'endurance pour aligner les 400 mètres de dénivelé.
Quand on a la qualité et l'expérience d'un guide comme Eric pour ouvrir la marche, il ne faut pas se faire prier.
C'est ainsi que se constitue rapidement les cordées : Eric emmènera derrière lui Fabrice et Nicolas, la cordée reversible suivante sera composée d'Adrien et de l'autre Nicolas.
Dans ce genre d'ascension, une seule consigne est de rigueur : ON NE TRAINE PAS ; Boulègue collègue !!!!!



Un point dans l'infini rocheux, Eric donne le rythme dès le premier ressaut des Deux Aiguilles.

 10h - top chrono : départ d'Eric dans "le Grand Parcours" L1 - 4c
 Le Grand Parcours : D+, 400m, 14 longueurs, 5c+ maxi Sur cette vue d'ensemble, les ressauts successifs parcourus par la voie sont reliés par des parcours d'arêtes. Plaquettes, pitons et arbustes composent l'équipement de cette voie façon montagne (coinceurs utiles). Tout en haut, on aperçoit la paroi du Signal avec sa fameuse fissure, son relais suspendu sur pitons et son passage clé passablement usé par des décennies de grattonage (si, si, regardez bien, vous verrez tout ça !).





Compact et parfaitement sculpté pour l'escalade, le mur de l'Aiguille Bertine !


Et au milieu des Deux Aiguilles s'élevait un grimpeur !




La taille imperceptible du grimpeur laisse imaginer l'ampleur de la face : à peine 100 mètres, mais déjà une belle ambiance !




Une cordée en finit avec L2 tandis que les autres sont dans L3 - 5c.
Au relais de L3.Dernière longueur sur l'Aiguille Bertine. Ensuite, une petite marche de liaison et un parcours d'arête entrecoupé de fissures avant le Signal, ultime épreuve : la plus gazeuse, la plus difficile !



Jonction des deux groupes !

Vers 18h, le soleil se couche derrière l'horizon et Eric assure ses compagnons depuis la crête. Après un fort lot d'émotions, tout le monde atteint le sommet venté.
Aucun relachement n'est autorisé car il reste à descendre par le sentier noir ... de nuit.
Premier piège, le Garagaï : gigantesque gouffre que le balisage traverse dans une obscurité profonde.
Prudence et progression lente sont les maitres mots surtout quand les éboulis s'effacent au dessus d'une barre rocheuse. Eric veille à la sécurité du groupe jusqu'à rejoindre le reste de la troupe au delà de 20h : journée bien remplie !




Fabrice, Adrien et Eric.Les retrouvailles sont joyeuses. Ravitaillement et réhydratation devancent les récits les plus enflammés. Eric, Aurore et Nicolas hilare au téléphoneEn premier lieu, avertir sa famille et ses amis de l'issue heureuse de l'aventure. Puis vient l'excitation d'avoir participer à une journée mémorable. Lilas, Fabrice




Eric, plus habitué à attendre ou secourir les cordées en perdition, inverse la situation en se retrouvant dans le groupe d'attardés. Toute expérience est bonne à prendre et celle ci ne faisait pas encore parti de son panel.
Ne lui reste plus qu'à envisager volontairement l'escalade au clair de lune dans cette voie.

Ainsi, pour la deuxième fois cette saison, les cordées engagées dans des entreprises sérieuses prennent un malin plaisir à tester la patience et éventuellement, la vision nocturne des participants en leur concoctant un retour sous les étoiles.
C'est un signe et même un avertissement pour les sorties à venir lorsque les grimpeurs seront tentés par de longues voies.
Si vous envisagez la prochaine journée en terrain d'aventure (samedi 15 mars), avertissez votre entourage de la fatalité inéluctable de 2008 : retour dans les profondeurs de la nuit.
 
 
 
 
 

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G
Michaël, mes propos n'essaient pas de mettre en valeur un quelconque talent de médium. C'est juste que les faits en 2008 parlent d'eux mêmes. Il est donc logique d'imaginer que la sortie aventure, historiquement à rallonge, pourrait se terminer dans les profondeurs de la nuit.... sauf que comme tu l'as vécu, aucune logique ne sied aux sorties fac'. Avec l'exploit de tout les groupes réunis à la grotte avant le crépuscule : à lire dans un prochain article évidemment. Michaël, arrange toi avec Nicolas pour écrire à quatre mains votre récit des Ecureuils ...
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V
   Bravo Eric, voilà une sortie comme on les aime !  Tout de bon aux anciens, voir très anciens grimpeurs fac de Marseille.   Vins, Old school climber.
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M
Ca fait plusieurs fois que tu ecris que 2008 est placée sous le signe du retour tardif, mais j'espere que ca ne sera pas une raison pour finir à pas d'heure samedi lors des petites traversée.Parceque apres 22h, ca devient compliqué de trouvé des pizzas ...A moins que vous preferez autre chose ...
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