21/03/2009 - Journée aventure : traversée du Devenson
Après 10 passages dans cet extrait de la "traversée du Baron" entre la Tour Save et l'Eperon Ouest de l'Eissadon, on oublie de compter mais l'émerveillement reste le même : les vertigineuses falaises du cirque du Devenson, la grande bleue étincelante, la garrigue rabougrie des Calanques, ... le décolleté de Pauline !!!! ![]() Avant de tomber les rappels, il faut remonter les crêtes du Devenson à rebours chargé comme des mules et crachant ses poumons dans les escarpements ! | ![]() |
Routine pour l'un, découverte pour les autres : le premier rappel, le c.. assis dans le vide est toujours saississant.
Heureusement, le gaz s'estompe dès le contact rétabli à l'abri du dièdre de sortie de la voie du "Baou Rouge". Au collet, les gènes du touriste se réveillent et les flashs crépitent.
| Les consignes sont tellement rigoureuses qu'une fois n'est pas coutume, les cordes suivent bien et les deux rappels s'enquillent rapidement. Avec les cordes de 100 mètres, la désescalade peut se faire d'un trait ... sans oublier de poser quelques sangles pour la protection du leader qui part en deuxième. Cet exercice apparait peu évident pour certain : manque d'expérience de la grande voie, du terrain aventureux, trop grande marge technique ou faible conscience des risques objectifs ? C'est aussi un but de cette sortie : acquérir l'autonomie de la cordée en posant ses propres protections sur les arbres ou en trouvant les rares pitons. | ![]() Johannes sort du petit ressaut où la lecture et le choix des prises doivent se faire patiemment. |
En groupe, les émotions se partagent mais les gaffes aussi et elles arrivent souvent à l'improviste ; dans ce registre, deux cordées font fort : après 6 mois d'utilisation de cordes à double en sortie fac', d'escalade en tête avec deux brins pour le leader, ils trouvent logique ce jour, de grimper sur un seul brin
Passe encore pour la sécurité (ça tient le choc) mais question confort, ils ont senti passer les 70 mètres de mou à ravaler à chaque relais.
Heureusement pour leur bras et leurs épaules, à la deuxième longueur, l'erreur est corrigée.
Pris par le rythme à conserver, les explications des anneaux de buste pour progresser en corde tendue dans le talus terreux sont réduites au plus simple.
Finalement, le champignon rocheux, point de repère du premier tiers de la voie, est en vue.
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Le couloir d'accès au pin et à son rappel est assez pierreux. A moins d'une avance conséquente, il est de bon ton de se regrouper à cet endroit pour éviter de canarder celui qui descend.
Devenson - traversée du Baron - rappel du champignon from EscaladeFac on Vimeo.
Devenson - traversée du Baron - rappel du champignon from EscaladeFac on Vimeo.
Sur un arbre perché au dessus de la Méditerranée, la vue exceptionnelle sur ... le groupe de Guy dans la "traversée du G.E.P." fait patienter en attendant le rappel libre.
Dans la descente, un objet volant non identifié s'échappe du pin où réside notre troupeau de grimpeurs. Dans un réflexe salvateur, les valeureux calanquistes en station au pied s'esquivent prestement tout en évaluant (trop tard) la nature de l'engin : un chausson de Pauline.
Aucun impact dans la mer mais un arrêt non précisé dans des ressauts délités. Le sauvetage semble délicat en l'absence d'indice sur le lieu d'atterissage et la prudence ainsi que le respect des horaires conduisent Guillaume à vite abandonner cette entreprise.
Les chaussures s'alourdissent de terre sableuse récoltée au gré des désescalades.
Les dernières mènent au point le plus proche de l'eau.
L'heure est venue de remonter et c'est d'un coup que le grand couloir se franchit.
Il existe une épreuve dans cet amas de caillous, de branchages instables et de terre liant à peine le tout : le "challenge Mikado" = celui qui ne fait rien (ou le moins) tomber a gagné.
Cette année, pari réussi car aucune avalanche ne se disperse au-dessus des casques : la promotion 2009 aurait-t-elle le pied léger ?
Le soleil a dépassé son zénith et il faut accélerer car il reste encore du chemin avant l'Eperon de sortie.
On passe donc à la vitesse supérieure mais les dégaines posées par la première cordée et laissées pour tous, ont du mal à remonter.
Les longueurs se finissent avec juste deux sangles.
C'est le minimum pour s'assurer et faire un relais convenable.
| "Ciel ! Un piton ! Mais que fait-il ici ? Peut-on l'utiliser ?" | |
Le calcaire blanc rosit sous le soleil déclinant. L'"Eperon Ouest de l'Eissadon" est enfin atteint pour les plus belles longueurs (rocheuses) de la journée : le dièdre dans les racines du pin, la longueur de 50 mètres sous les branches sur un rocher magnifique.
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La crête se rapproche. La course avec le soleil est lancée ; qui sortira en premier ?
Pour atteindre la plate-forme, siège de l'avant-dernier relais et pour honorer l'esprit de l'escalade-fac', les cordées empruntent la variante dans le dièdre tout à droite.
Depuis des années, la voie normale était privilégiée et on ne passait plus par là. Apparemment, les étudiants étaient les seuls à s'y insinuer car le passage s'est bien embroussaillé.
Une petite séance de défrichage plein gaz (histoire de se mettre un handicap supplémentaire dans la course avec le crépuscule) s'impose pour installer confortablement une sangle puis sortie par le trou sous le bloc rocheux.
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| Les uns admirent le coucher du soleil et d'autres gagnent leur course avec la nuit en sortant avant son arrivée.Dans le même esprit que la longueur précédente, le choix se porte sur la sortie de droite avec une belle dalle engagée au dessus d'une sangle posée sur un bequet creux : une variante (siège de nombreuses émotions enfièvrées) popularisée par les étudiants atterrissant à un discret relais sur lunule. | L'Aiguille de l'Eissadon s'assombrit quand Johannes atteint la crête. |
En à peine 15 minutes, le nuit s'abat et la dernière cordée use copieusement de la frontale pour émerger ... couvert de dégaines et de sangles :
Sortie nocturne de l'Eperon Ouest de l'Eissadon - recensement des dégaines from EscaladeFac on Vimeo.
Pas de comité d'accueil au sommet ! C'est bon signe !
Les autres groupes ne doivent pas nous attendre depuis longtemps.
A la grotte de l'Oule, tout le monde est là.
Guy a parfaitement géré son horaire en évitant de se faire surprendre comme l'année dernière.
Toutes les photos de Guy et notamment celles de la "traversée du G.E.P." sont sur la galerie du site officiel !
Pour Michaël, la "traversée des Ecureuils" s'est conjuguée avec confusion mais l'arrivée est garantie dans les délais.
Tout le monde part dans ses impressions croisées ; la grotte résonne d'un coup comme le hall de la gare St Charles un premier week-end de juillet. Les échanges fusent et la remontée à la Gardiole s'en trouve allégée.
Les affamées se retrouvent chez Michaël autour d'une pizza avant la claque de fatigue assénée collectivement vers 23h et la cloture d'un journée bien remplie
Encore merci à Guy pour ces traversées aventureuses, vestiges conservées du passé !
Mais maintenant sans les sorties fac', qui entretiendra la sente de la "traversée du Baron" (à peine fréquentée par une cordée dans l'année) ??
L'escalade fac', un devoir de mémoire pour les vieux itinéraires !!!
En 2010, pélerinage d'entretien dans la Devenson !
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Les uns admirent le coucher du soleil et d'autres gagnent leur course avec la nuit en sortant avant son arrivée.
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