Samedi 2 février 2008 : Aiguille de Sugiton, "Aïe, aïe, aïe"

Publié le par Gwen





On nous l'avait promis la semaine dernière, ... on l'a eu !

Direction l'Aiguille de Sugiton : son cadre magique au dessus de la Méditerranée, son calcaire blanc décliné en dalles à gouttes d'eaux ou en fissures sans fin( bon, ce n'est pas le Yosemite quand même !), ses couennes d'une longueur ou ses grandes voies idéales pour l'initiation.

Sauf q'un hôte encombrant s'invite à la dernière minute ! 
Ne vous sentez pas viser, ce n'est que le Mistral. Enfin que, on se passerait bien de son souffle glacé. Certains volontaires à une hivernale calanquiste s'en souviendront (mais une aventure pareil mérite de lui consacrer un article complet).




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Une voile perdue sous le Cap Morgiou !



Dépourvu de soleil à notre arrivée, le secteur de l'"Aïe, aïe, aïe" est plutôt austère.
Même s'il laisse passer les rafales, le vent n'est pas continu. Encore baigné du souvenir de l'Abri Cotier la semaine passé, certains se font vite rappeler à l'ordre par le ressenti des températures et le mordant du froid.

Bonnets et Gore-tex fleurissent ça et là jusqu'au premier rayon réchauffant du soleil.




Sous l'Aiguille Guéry, Guy veille sur ses troupes.
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Dans un silence religieux, Allison parfait son autonomie dans "Les deux boulons et l'écrou" 5c (photo ci contre).
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L'échauffement (il en faut aujourd'hui) passe obligatoirement par du 5b ou 5c. Sur un calcaire engourdi, les prises sont délicates à tenir et les difficultés s'élèvent.
Comme pour la météo où il existe une échelle des températures ressenties, il devrait y avoir l'équivalent en escalade avec des cotations ressenties.
Un 5c en dalle sur petites prises, à l'ombre et en plein vent d'hiver, devrait devenir 6a ou 6a+ ressenti.


Personne ne se plaint et seul signe extérieur de cet état de fait, les mains s'agitent dans tous les sens pour relancer une circulation sanguine retranchée loin des extrémités du corps. 
Evidemment, malgré tous ces efforts, les picotements brulants de l'afflux chaleureux ne s'amorceront qu'au retour au sol ... trop tard !



  

undefinedUlrick au départ de l'"Aïe, aïe, aïe". Presque 10 mètres avant la première plaquette ;  la concentration est à son paroxysme. undefinedGuillaume dans "les deux boulons et l'écrou" 5c. undefinedFabrice dans "Citronibus" 5b+.

 









Adrien
s'échauffe dans "les deux boulons et l'écrou" 5c.

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undefinedEmmitouflée, Caroline à l'assurage de l'"Aïe, aïe, aïe" 5b.


"Taffia" 6a

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undefined"Question d'équilibre" L1 6a+. Des petites réglettes usées par les passages et les milliards de moulinnettes. undefinedUn grimpeur orgueilleux s'évertue à tenter le 6c+ en seconde longueur. Malgré des excuses de cordes, il lui faut deux buts successifs pour consentir la réalité : pas le niveau ! undefinedUn nouveau baudrier, ça se teste. Dans "Les Pébrons" 6a, Ulrick prouve à quel point il l'a dompté.







undefined Y a pas de prises !!?

"M.G.M." L1 6c/6c+, du cinéma grand écran !
Premier rôle en image : Adrien.
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Un seul détail à retenir : le pied gauche dans le trou noir ! 
Tout est là !

  
 

A noter la superbe prestation de Charly dans cette voie en 6c+ ... et dans bien d'autres aujourd'hui.
Parfaitement posé sur ces pieds, il enchaine brillament cette longueur technique comme sa voisine "BBC" en 6b+. 

A peine essouflé, il préfère attaquer une autre voie plutôt que d'affronter les commentaires admiratifs.
Pour finir, il enchante les photographes (photo ci contre) sur le pilier de "Baba Ganoughé direct" 6c. 


En une visite éclair, les esprits sont durablement marqués : la grande classe !


Mais sur quelles falaises poitevines a t il réussi à progresser ainsi ?

Comme quoi, l'exil loin des centres majeurs de l'escalade sudiste n'est pas une limite si on garde la passion intacte.
 
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On a beau être Superman, ...
 
... dans la dalle à petites prises, il faut bien serrer les dents comme tout le monde  ;-))

 
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Fabrice dans la fissure-dièdre géante de l'"Aïe, aïe, aïe" 5b ... comme l'impression d'endosser le costume des pionniers en 1941.
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Les longueurs s'égrènent et la journée s'étire doucement.

14h, pas de nouvelles.
15h toujours rien ! Guy commence à s'interroger sur l'expédition dans "le Crépuscule"
Pendant ce temps, nous pouvons grimper quelques voies supplémentaires.
Merci Michaël pour cette rallonge impromptue !

Finalement, peu avant 16h, l'équipe clôt son aventure en établissant un nouveau record.
Mais c'est une autre histoire à suivre dans un prochain article !

Dans la frénésie de curiosité, tous les étudiants descendent dans l'ombre du vallon de Morgiou la tête remplie de souvenirs.

 
 
  


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