Samedi 27 janvier 2008 : Abri Cotier
| Mais qui ? Oui, qui est responsable ? On nous annonce une reprise dans la rigueur d'un hiver sibérien et en conclusion, l'Abri Cotier s'apparente à un four solaire. Quelques naïades osent même le bain dans la crique voisine. Le scandale éclate ! Il faut trouver les coupables ! Doit on incriminer le rédacteur d'une annonce alarmiste ? Doit on remonter à la source : les prévisionnistes de Météo France ? Ou encore les pays sur-industrialisés, maitres du dérèglement climatique ? Avides de discussions effrénées, nos éminents spécialistes en droit sauront se plonger dans un si passionant débat ! La suite de nos sorties d'escalade ne dépendant pas de leur conseil, nous pouvons laisser libre cours à notre quête de sommet. |
![]() Comme depuis quelques mois (années ?), le démarrage est poussif. Entre hésitations, ... | révisions techniques de quelques manips vitales, ... | concentrations pour trouver les correspondances entre le topo et les voies sur le rocher, ... |
derniers rires de fortune, ...![]() | avant qu'enfin, on se décide : ... | ... ça y est, ça grimpe ! |
Voir le grimpeur contemporain orphelin sans son précieux topo (ça sent le vécu, non ? Surtout pour un pionnier de la consommation à outrance) éveille ce couplet moralisateur :
A l'Abri Cotier, la plupart des voies du mur gauche se valent en difficulté (5b à 5c+). Alors, s'émouvoir d'un petit + de différence et ainsi renoncer temporairement à une voie ne favorise pas la découverte.
Loin de nous l'idée de n'être que des robots téléguidés par des alignements de chiffres dictant un programme uniforme.
Laisser monter le désir pour une ligne naturelle ne demande aucun apprentissage.
Il suffit simplement de balayer des yeux la falaise jusqu'à percevoir l'évidence : l'appel d'une ligne naturelle ; d'abord un sentiment de curiosité qui se transforme rapidement en envie irrésistible !
Dans une voie qui plait, on aura toujours plus de chance de réussir même si la difficulté nous semble plus importante que notre niveau.
Assurément, une démarche à travailler pour les nouvelles générations !
Sauf que d'un coup, un doute m'assaille : le plaisir serait il encore le moteur de l'activité ?
| Aude dans "Danse avec les clous" 5c+. A la première sensation de glissade sur des gouttes d'eaux patinées, les doigts se resserrent encore plus fort. A la seconde, la décharge d'adrénaline devient plus sensible. Pas de panique, l'usure des prises n'agit que sur le mental (pour l'instant) et le voie reste belle ! ![]() Après plus d'un mois d'inactivité, l'envie est source d'énergie. Toutes les voies sont prises d'assaut. Les tee-shirts s'envolent et les épaules musclées s'exhibent. Parfaire son bronzage dès le mois de janvier, c'est la grande classe ... réservée aux grimpeurs provençaux ! | ![]() |
Perché sur sa vire, Guy attend les candidats à l'initiation en tête. Et aujourd'hui, il n'a pas chomé !
L'équipe est parfaitement rodé et les volontaires se succèdent sans cesse pour découvrir cette sensation nouvelle : s'élever au dessus de la dégaine et découvrir la dimension mentale de l'escalade. Au pied, Benoit explique le mousquetonnage des dégaines et de la corde ; arrivé au relais, Guy poursuit l'apprentissage avec la mise en place de la moulinette.
Encore une dizaine de néophytes rentreront ce soir fièrement : ils sont de "vrais grimpeurs" !
| Augustin serre les réglettes usées du pas de bloc. | Guillaume et son arme secrète : la lollotte de pointe. Un mouvement soulageant les bras et favorisant leurs récupérations quand ils arrivent au bord de l'explosion.![]() Dans cette même voie, Chiara nous fait une démonstration de souplesse ... et de volonté en n'abandonnant jamais malgré un choix de méthode plus difficile dans le crux. La grande forme ! |
Bénéficiant d'une journée estivale, le souvenir de janvier 2007 revient à nous. A peine quelques fraicheurs cet hiver là ! L'inconvénient majeur de cette absence de froid est l'éclosion précoce des chenilles processionnaires accompagnées de leurs démangeaisons désagréables (quelques allemands s'en rappellent encore).
Cette année, point de défilé sinueux sur les chemins ou sur le rocher. Leur apparition sera plus habituelle fin février. Ouf ! Encore quelques jours de répits !
Ulrick tente le à-vue dans une nuée de cordes. | Avant d'aller plus haut, un coup d'oeil sur l'assurage ... pour se rasssurer ?? | Les moulinettes sont tendues de partout : le rythme de croisière est atteint ! Difficile pour une cordée hors du groupe de se frayer un chemin et de trouver une ligne libre ! |
LilasGaspard | Massés dans la partie gauche le matin, les grimpeurs colonisent petit à petit les voies plus difficiles à droite.![]() Photo de gauche : "Voie de Fée" 6a, un style différent des gouttes d'eau patinées du mur gauche : réglettes agressives et quelques mouvements physiques. Un rocher sur lequel la patine ne gêne guère ! |
Dans de telles conditions météo, la demi journée s'étire à n'en plus finir. Mais, il faut bien partir en espérant que la semaine prochaine soit du même niveau.
Pour plus d'images, visiter l'album sur Picasa ...

révisions techniques de quelques manips vitales, ...
concentrations pour trouver les correspondances entre le topo et les voies sur le rocher, ... 


Augustin serre les réglettes usées du pas de bloc. 
Avant d'aller plus haut, un coup d'oeil sur l'assurage ... pour se rasssurer ??
Les moulinettes sont tendues de partout : le rythme de croisière est atteint ! Difficile pour une cordée hors du groupe de se frayer un chemin et de trouver une ligne libre !
Lilas
