Week end à Céüse
Samedi : l'organisation est à géométrie variable ! Initialement prévu à 9h, Gwen traine des pieds et le départ s'effectuera à 10h30 avec Sabrina, Shirin, Michaël, Nicolas et Norbert.
Un petit passage par Aubagne pour décharger le camion d'Olivier (le célèbre président de la C.M.E.L.) puis c'est parti pour la montée en convoi jusqu'à Sisteron ; et oui, pas de passage sur la route des Alpes sans s'arrêter chez Mike et son magasin Bluelight, le seul et unique (mondial ! ) shop de matos d'escalade !
Mais, il faut prévoir le délai confortable : entre toutes les bonnes affaires, les conseils sur le matériel ("Five ten, c'est de la m...! "), les histoires de grimpeurs, nous ne ressortons pas avant 14h.
Pique nique improvisé sur la pelouse en bordure de Durance !
No stress ! Il fait beau et Céüse passe à l'ombre à 16h ; encore le temps pour une glace avant de repartir.
De gauche à droite : Olivier, Sabrina, Nicolas, Norbert et Shirin au premier plan.
Les prévisions envisageaient une arrivée à Céüse à 13h et début de l'escalade à 14h.
Avec tous ces arrêts successifs et retards divers : 16h30 .
Enfin : LA Falaise !
Aussitôt au parking des Guérins, nous filons à travers bois : 1heure de montée pour arriver pile à la bonne heure de collante.
Vu l'heure avancée (17h30), il faut rentrer directement dans le vif du sujet : pas de préliminaires, direction le mythique secteur Berlin : un mur gris orné de coulées bleutées, de vertical à légèrement déversant.
Berlin, c'est le secteur où tout le monde finit la journée pour taper les essais dans son projet ... et il n'en manque pas (sauf dans le 6a).
Très vite, Céüse nous expose sa dure réalité sans concession : ici, ça engage pour de vrai !
Le vol prend tout son sens : pas moyen de finasser en tentant de désescalader jusqu'à la dégaine : si tu es cuit au dessus du point, attrape ta corde des 2 mains et voooollllllle !
Pour se donner le moral, il faut avoir confiance dans l'équipement et dans son assureur (On ne sèche pas ! Merci de dynamiser ! ).
L'engagement, ça vous fait crisper les prises mais quel plaisir quand on arrive à la chaîne ! Le dépassement de ses limites mentales, un vrai bonheur !
Dans une voie typique de Céüse, ce sont des gros trous, genre boîte aux lettres plus ou moins crochetants avec parfois la difficulté sur des plus petits bidoigts. La continuité est reine, la technique indispensable pour ne pas exploser en cours, les blocages et mouvements d'allonge sont requis : toutes les qualités d'un bon grimpeur !
Michaël dans "Coup de blues pour Dom" 6a+.
A droite, Shirin dans le même "Coup de blues pour Dom" 6a+.
A plus de 1600 mètres d'altitude, la fraicheur crépusculaire impose à l'assureur une couverture hivernale (gore tex et tuc [=bonnet pour les nons-québecois] de série).
La nuit approche et les derniers retardataires du groupe avalent la descente en 35 minutes.
Apéros, bières réhydratantes et pasta party arrosé d'un bon Bourgogne ! | Au camping, révélation de Gwen : la tente est restée à Marseille. La température est clémente et la nuit sous le ciel étoilé est envisageable. Finalement, ce n'est pas plus mal : pas de montage-démontage. Le seul handicap, c'est la lumière qui réveille tôt ! Très tôt ! Fin mai, le jour se lève dès 5h30 ! Aucune gêne pour Norbert, Shirin et Michaël qui poursuivent leur nuit tranquillement ! |
Dimanche : réveil et petit déjeuner au rythme de la campagne !
Démontage du campement, discussions inévitables avec Mike (présentant son matériel tous les dimanches de l'été au camping de Céüse) et enfin départ pour LA Falaise.
Norbert atteint enfin la falaise !
La montée du deuxième jour est encore plus dure que la veille !
Shirin, Norbert et Nicolas récupèrent de l'effort de la montée.
Pique nique dans un coin d'ombre au secteur Berlin (le temps d'admirer quelques grimpeurs et grimpeuses partant cash dans les classiques maison en 7c ! ).
Aujourd'hui, le choix se porte vers un secteur plus humain (avec des 6a !) tout aussi réputé mais extrêmement fréquenté ...
![]() | Secteur Demi Lune : Sabrina dans " Face d'iguane" 6a+/6a. Shirin assure Nicolas dans "Tête d'ampoule" 6b. Gwenaël (ci dessous) dans "Carte noire" 6a. |
Dans la foule des grimpeurs présents, certains ont pu reconnaitre quelques stars : les frères Petit (vainqueurs de Coupe du monde fin des années 90), Sylvain Millet (répétiteur de "Biographie" le légendaire 9a+).
![]() | Michaël assure Shirin dans "Carte noire" 6a : magnifique !!!
Elle aura mouliné toutes les longueurs en réussissant la plupart...rando comme on dit ! Obligation de tenter en tête la prochaine fois ! |
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Quand on grimpe avec de pareils souliers, aussi troués, on ne peut obtenir que ça (ci dessous et à droite) : orteil usé et meurtri par le rocher. A votre bon coeur pour offrir une nouvelle paire de chaussons à Shirin !
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Fin de journée ! Le val Durance !
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Usé par la journée, le retour sur Marseille est laborieux ; Michaël rappelle à l'ordre Gwen dès que la voiture dévie un peu de sa file ; dur de garder les yeux ouverts à minuit passé !
Au bilan, pas de croix mémorables mais l'envie de revenir grimper dans ce site majeur en visitant d'autres secteurs !
Shirin promet même de grimper en tête la prochaine fois !
Le seul bémol, la foule : plus de 100 grimpeurs chaque jour du week end et l'été, ce sera le double !
Difficile de profiter du calme dans cette ambiance de salle !


Michaël dans "Coup de blues pour Dom" 6a+.
Fin mai, le jour se lève dès 5h30 ! Aucune gêne pour Norbert, Shirin et Michaël qui poursuivent leur nuit tranquillement !
Norbert atteint enfin la falaise ! 







