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Bienvenue à tous !

Sous la conduite du très expérimenté Guy, éleveur de grimpeurs depuis 1973, les étudiants de Marseille peuvent s'initier à la pratique de l'escalade et à l'apprentissage de l'autonomie en cordée dans le cadre des activités du service des sports.

Ce journal contient les résumés des sorties en falaises organisées les week ends de novembre à juin.

[En dehors de cette période, ne vous attendez pas à de fréquentes mises à jour !]

Les participants peuvent nous écrire quelques anecdotes. C'est les amis et la famille qui vont s'étonner de vous voir si téméraire !!!

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Etudiantes, étudiants !  Grimpeuses, grimpeurs !

 

Ce blog est le votre alors faites-le vivre en envoyant des résumés ou des anecdotes vécues lors des sorties d'escalade de la fac' . Pas de recherches esthétisantes sur la présentation mais de l'infos, des images et du vécus !!! Vous êtes également invités à réagir avec vos commentaires sur les articles !

 

 


 

   Les difficultés d'organisation et la mort annoncée des sorties fac' sont décrites dans la page "Les sorties fac' en péril". 

   Définitivement oubliées ? Perdues dans les méandres de la mémoire collective ? Repoussées par le rythme immuable de la saison qui démarre, les sorties du printemps 2007 sont laissées en suspend. Peut être, un jour les retrouvera t on entremêlées dans notre lecture quotidienne ...

Samedi 29 mars 2008


undefined On s'attendait à une procession de chenilles à pareil époque. Mais année sans ou traitement radical, aucune ne pointe son nez dans les Calanques (ailleurs, elles sont partout).
 

En guise de procession, ce sont les étudiants qui s'amusent en file indienne sur le chemin de l'Aiguille de Sugiton.
 
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Malgré le mistral, le choix s'oriente vers ce site dans le but d'approfondir les techniques en plusieurs longueurs. L'approche imminente de la sortie des "petites traversées" demande d'être au point sur ces manoeuvres.

Dans les 40 minutes qui suivent l'arrivée au camp de base, les leaders font un choix fulgurant de leur voie en face sud-est pour espérer un peu de soleil et d'abri du vent.
Certains, aveuglés par leur propre désir, ne proposent que difficulté irréalisable à des seconds condamnés aux séances de tire-clou (voir plus loin). Ce n'est pas vraiment l'esprit des sorties fac' où le plaisir passe par une relative aisance pour tout le monde...



Guillaume, le roi de la couenne, part dans "L'ANPE", une classique dalleuse en première longueur puis avec une belle fissure technique en deuxième longueur, dans la pure tradition des pionniers (même si l'ouverture est de 1981, loin des années soixante).

Admirez la prestance !
... sans casque, ni sangles, ni dégaines longues, ni mousquetons à vis ! On imagine l'improvisation pour faire son relais !
 
 
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Sylvain (photo de droite) essaie de gérer la difficulté dans L1 en 5c : pas évident de résister dès le surplomb à rétablir !
Et ne parlons pas de passer la seconde longueur réclamant encore un peu de puissance dans la fermeture de bras.
Persévérance ! Voilà ce qu'il faut se dire quand on reste coincer à 40 mètres du sol ! 
Les efforts ne sont jamais superflus.
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Sur une ligne voisine, Gwen emmène Amandine dans "L'AJ", une voie sympathique si on se borne à ses deux premières longueurs. La dernière se résume à un pas de bloc violent et peu intéressant si ce n'est d'atteindre la crête.




 
La première longueur en 5b remonte une belle fissure avec d'accueillantes gouttes d'eau sur la gauche pour placer un petit écart.
 
 

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Une coupe de printemps, cela faisait bien dix ans qu'elle l'attendait ! L'impénétrable buisson a volé au vent (esquivant Caroline au passage) et libéré cette traversée redevenue confortable sans s'esquinter dans les ronces.

Suite de la deuxième longueur :

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Toujours dans un esprit d'initiation et de découverte, Michaël visite "Super vétéran" avec ses partenaires du jour : Lilas et Ariane.



Coté 4c sur le topo, cette fissure-cheminée en première longueur est un challenge autrement plus dur pour le grimpeur moderne plus habitué à l'escalade extérieure (comprendre la dalle) que l'escalade intérieure (ramonage, écart, oppositions en tous genres).

Nouveau Rebuffat contemporain, Michaël gère subtilement le passage ... surtout devant des spectatrices, il faut être à la hauteur.


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Indifférent à la pression, Michaël reconduit une partie de l'équipe qui lui a valu les honneurs des records d'ascension du "Crépuscule" (le mois dernier à relire sur ces pages).

Reléguant cette aventure au rang d'anecdote pour amateurs de sensationnel, il prouve toute sa valeur en menant ses deux clientes saines et sauves au sommet de cet interminable itinéraire d'au moins cinquante mètres ;-))
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Guillaume sort ; la voie est libre ! Le groupe s'attaque à la seconde longueur : une traversée ascendante suivant une belle fissure bien décollée. Toute la difficulté se situe à la fin quand cette faille se réduit en quelques verticales discontinues. Lilas observe avant de s'engager dans ce pas dur.


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Regroupement sur la crête de l'Aiguille ! A cette vue, elle prend tout son sens avec à peine trois mètres de large pour basculer d'un côté ou de l'autre.


Nul abri du vent ici ! Vite ! Descente en rappel d'urgence !

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Pour renforcer les chances de soutien, Matthieu (photo à droite) s'équipe de deux seconds pour affronter "T'aimes les vols canard ?". Une classique en 6 de la face ! Elle s'avérera surdimensionnée pour Olivier, préférant redescendre de L2 pour ne pas se gâcher sa journée.
undefined Fini les attentions particulières pour ses clientes, Michaël préfère le cours pointu de photographie appliquée avec Benoit. Lilas est dans l'obligation d'intégrer les notions d'autonomie complète dans son dernier rappel.



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Dans la même veine, la cordée suivante s'élance dans "Punch Coco", une ligne en 6b et 6b+ qui a sans doute ravie Caroline : les prises qu'elle a le plus utilisées sont faites de sangles et de cordes plutôt que de calcaire. L'apprentissage de l'artif' et du tire-clou n'était pas vraiment au programme de la journée. Espérons que ces deux longueurs dures n'ont pas entamé son plaisir.

Grimper à son niveau max est certes source d'accomplissement pour le leader mais partager une grande voie facile avec un partenaire d'un niveau plus bas sera bien plus valorisant pour la cordée.
C'est surtout cet état d'esprit qui est privilégié lors des sorties fac' : pas vraiment de recherche de performance  mais la réussite d'une cordée atteignant ensemble le sommet (un vrai esprit montagne en quelque sorte).
A bon entendeur, ...





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Microscopiques sur la photo, les cordées contigües à l'épreuve du tire clou !
Entre concours d'artif' dans l'une et erreur de parcours dans un 6c pour l'autre ! Quel est le meilleur choix ?
undefined Arrivée à la fin de L2 de "Punch Coco" 6b+. Bel effort ! undefined Quand le second devient exclusivement un assureur et non plus un partenaire de grimpe, le contrat moral de la cordée est il rompu ?





Le spectacle au sommet livre toute sa magie : la Paroi des Toits et ses dévers marrons, la calanque de Sugiton aux eaux turqoises, la calanque des Pierres Tombées, le Socle et la Grande Candelle.



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Pour le reste des participants n'osant pas se lancer dans plusieurs longueurs, Guy avait concocté quelques ateliers au secteur Angelvin : voies en tête ou moulinettes pour les plus dures, rappels depuis la vire.
Tout le monde a peu en profiter.


Retour sous le même ciel mitigé secoué par le mistral et prolongation pour certains à l'Abri Côtier !

par Gwen publié dans : Site école des Calanques
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Mercredi 6 février 2008

  Témoignage rédigé par Michaël Robinet : 

 
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Le milieu vertical, son hostilité, ses dangers objectifs, vous connaissez !

Alors, imaginez les risques innombrables qui s'accumulent en hiver :   

  • journées courtes,
  • une météo des plus capricieuse : vent, neige, verglas, tempête,
  • températures inhospitalières,
  • des conditions de grimpe des plus déplorables,
  • et le dégel faisant naître une aléatoire pluie de cailloux.

Des conditions extrêmes qui réclament sérieux, prudence et grande organisation.
Vous l’aurez compris, une ascension hivernale n’est jamais de tout repos, ...


... même dans les Calanques !!!!




Pour preuve, laissez moi vous détailler le déroulé de cette journée épique du 2 février 2008 !

 

La marche d’approche depuis le parking de Morgiou jusqu’à l’Aiguille de Sugiton est avalée dans un temps raisonnable, malgré un petit arrêt pour observer le paysage et échafauder quelque projet dans les parois avoisinantes. Mon choix se porte sur "le Crépuscule", une fissure en 2 longueurs qui ne présente pas de difficulté particulière, si ce n’est une traversée en arête très aérienne pour rejoindre l’ancrage du rappel.

Je prépare le matériel, briefe mes clientes (Morgane, Lilas) et la 2ème cordée (Sidonie et Dorothée). Nous partons aussitôt rejoindre le pied de la voie. Il y a un peu de vent mais ce n'est qu'un courant d'air ! Qu’importe, faire équipe avec 4 filles ne peut que me ravir …

Dans mon enthousiasme, je débute la voie et rapidement, me rend compte que la difficulté est bien au dessus de ce que j’imaginais. Mais je ne dois rien laisser paraître. Tout le monde me regarde. Sous le poids de cette attention, je ne veux pas les décevoir. J’atteins non sans mal le premier relais et m’apprête à faire monter Morgane et Lilas quand un montagnard solitaire me fait signe : je ne suis pas dans la bonne voie !!!! Voilà bien mon premier problème et cela ne fait que commencer. 

Faisant entièrement confiance à mes partenaires de cordées pour gravir cette première longueur (5c/6a), je leurs fais signe de venir. J’ai sur-estimé mes secondes ou sous-estimé la difficulté mais le résultat est le même, elles sont bloquées dans les passages très à doigt où les placements sont très importants. Pour les aider un peu, je mets en place un mouflage pour tracter la corde. A la force de mes bras couplée à leurs efforts herculéens, la jonction s'opère et nous voilà tous au relais. Toutes ces manips de cordes ne sont pas sans conséquence : un magnifique paquet de nœuds nous attend. Encore quelques minutes de perdues. 

Nous rejoignons le relais de la voie normale où nous attendent Sidonie et Dorothée. Elles se préparent déjà à partir pour la 2ème longueur. Par anticipation, j'estime qu'il faut me retrouver en tête pour la traversée de l'arête. Aussi, je leur demande de faire un relais intermédiaire sur la vire suivante tandis que je grimperai d'une traite jusqu’au relais sommital.

Ce dernier relais est situé quasiment sur l’arête, ce qui l’expose aux rafales de mistral (tiens, on l'avait oublié celui là !). Morgane et Lilas sont rapidement sur place et j’entame directement la traversée. Le mistral redouble de vigueur. Il devient très difficile de se maintenir debout sans craindre d’être précipité par le vent dans le vide qui borde les deux cotés de la traversée (un bond qui ferait mauvaise impression sur le moral de mes troupes). Je m’empresse de faire venir mes secondes. Par précaution, Morgane a pris une extrémité de la corde de Sidonie et Dorothée afin de la passer dans les ancrages (pitons pour la plupart) qui ne sont pas facile à trouver (judicieuse et opportuniste idée). Je me prépare à lancer le rappel quand Dorothée me fait signe : Sidonie ne va pas bien. Des maux de ventre, la vue qui se trouble, un engourdissement des mains… 
Je me résigne à refaire la traversée dans l’autre sens pour rejoindre Sidonie et Dorothée, laissant derrière moi Morgane et Lilas. Mais me voici confronter à un sérieux dilemme. Descendre dans la voie avec Sidonie et laisser Morgane et Lilas faire un rappel sans aucune aide ou forcer Sidonie à faire la traversée pour faire le rappel à l’extrémité de l’arrête. Devant le manque d’expérience des cordées (et c’était bien le but de cette voie d'initiation), mon choix s'impose : j’accompagne Sidonie dans la traversée pour superviser tout le monde dans la descente. Tout se passe sans problème. 

Je prépare la corde pour le rappel et attend un moment d’accalmie entre deux rafales pour le jeter. Devant mon impatience, je jette la corde malgré le vent et elle file droit dans mon dos pour ce retrouver sur un ressaut plus bas dans la paroi. Pourvu qu’elle ne soit pas coincée. Pour le deuxième brin, je me résigne à attendre un répit des bourrasques. Avant de descendre, je révise une dernière fois la manip' du rappel avec tout le monde. 
Arriver en bas, il faut absolument éviter que sous la force du vent, la corde aille se coincer derrière une écaille. Sidonie est rapidement en bas du rappel et je l’accompagne jusqu’au reste du groupe. A mon retour, je m’aperçois que la corde du rappel est maintenant coincée dans une écaille. J’essaye en vain de la libérer mais n’y parvient pas. 

Finalement, Guy, le sauveur funambule, partira faire une voie oubliée sur le pilier pour rejoindre les 3 filles qui attendent depuis 30 minutes dans le vent. Appliquant la technique du pingouin serrée les unes contre les autres, elles ont survécu au refroidissement collectif. Bientôt tout le monde est en bas et nous pouvons enfin rentrer.
  
 

Le bilan de cette ascension n’est pas très glorieux. Départ 10h, retour 16h30, soit 6h30 pour faire une voie de 2 longueurs, des nœuds dans les cordes, un rappel coincé. Quoi qu’il en soit, ce fut un exercice intéressant pour moi que de gérer cette situation qui s’avérera plus tard être une petite crise d’angoisse décuplée par le froid. Je tiens aussi à remercier tout le monde pour leur patience, Morgane et Lilas pour avoir assurer sans peut être pour autant savoir tout ce qui se passait, Dorothée pour avoir gérer la situation avec Sidonie et Sidonie pour s’être forcée à faire la traversée et le rappel.

 

Je pense que je m’en souviendrai longtemps … 








Additif du correcteur (Gwen) :

A la lecture de ces lignes et des difficultés rencontrées,  voici quelques solutions supplémentaires pour accroitre vos possibilités dans ces situations : 

  • Vue la configuration de la voie (60 mètres rectilignes sans dévers), il est possible de mouliner sur un brin le grimpeur en difficulté. Avec les cordes à doubles de 80 mètres, l'opération est envisageable. Arrivé au sol, le grimpeur se détache et on peut ravaler la corde pour faire la traversée. Cette solution n'est envisageable qu'avec une corde assez longue, un grimpeur un minimum coopérant, un profil positif sans dévers.
  • Installer son rappel n'oblige pas à jeter systématiquement la corde. Non seulement le vent peut l'emporter mais la végétation peut l'accrocher ou même une cordée peut grimper dans cette voie de descente et se faire ainsi violemment fouetter. Dans ces conditions, il convient d'entamer le rappel avec les anneaux en mains et de les dérouler au fur et à mesure de sa progression. 

 


par Michaël publié dans : Site école des Calanques
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Mardi 5 février 2008

 

Epique journée à l'Aiguille de Sugiton en ce samedi de février 2008.
 

 
 

Cap Morgiou
Fort utilisé pour son potentiel d'initiation aux voies en plusieurs longueurs, le site tient encore ses promesses cette année. Une fois n'est pas coutume ou retour en place de Michaël, les cordées se décident rapidement et c'est à la tête de quatre grimpeuses qu'il se dirige vers la classique voie du "Crépuscule" : Lilas, Morgane en flèche, Dorothée et Sidonie en seconde cordée.
Michaël dans "Le pied" L1 - 5c+



4 filles dans le vent !



Arrivant sur ces entrefaits, Gwen croit les rassurer en rappelant un obscur record de lenteur soit disant inatteignable : 5 heures dans "le Crépuscule" par une cordée de trois (dont les membres seront gardés dans l'anomymat le plus complet). 
Preuve qu'un record est établi pour être battu, les prémices de l'ascension aurait dû mettre la puce à l'oreille.
Pour les besoins de la photo, un observateur s'approche et s'interroge sur la première longueur : Michaël, sans doute abusé par ces lointains souvenirs, s'est élancé dans la voie concommittante : "Le Pied". Peu importe puisque la difficulté au lieu de 5a se transforme en 5c+. Nos grimpeuses sont aguerries à ce genre de difficulté et se sentent capable de les affronter.
Mais, un élément vient se rajouter au tableau : le secteur est copieusement balayé par un Mistral glacé. Faute de soleil, nos pauvres aventurières sont quitte pour des frémissements polaires et autres claquages de dents intempestifs. Les minces coupes vents rapportés in extremis ne seront pas d'un grand secours. La dalle en 5 sup se métamorphose alors en brise-doigt. Sans sensation acceptable, les phalanges ont grand peine à saisir les maigres gouttes d'eaux et les adhérences de pied prétendues améliorées par les températures n'accrochent en rien.




DorothéeDorothée (frigorifiée !) Lilas Lilas (congelée !) MorganeMorgane (surgelée !)
"Le pied" L1 - 5c+Première longueur bien lisse du "Pied" : ainsi commence la galère mais toujours avec le sourire ! undefined
Dans le droit chemin, Sidonie court vêtue au départ du "Crépuscule" : une fissure franche à la mode de 1966, année d'ouverture de la voie.
L'animation réchauffe t elle ? Pas sur !
Morgane dans le crux !
Ethique respectée ! Même pas besoin du ring comme prise de pied  ;-)))




Trente minutes plus tard, tout le monde réussit à prendre place sur la vire : les unes après un effort démesuré et des astuces d'artif pour se sortir du piège tendu à l'improviste par Michaël et les autres en grimpant dans le vrai départ du "Crépuscule".
 






La suite est un regroupement dans la voie pour deux petites longueurs jusqu'au sommet. 
 
 

Lilas rejoint Michaël au relais

Admirer la vue sur la Paroi des Toits (abrité du vent, elle !) et la Calanque de Sugiton de l'autre côté est un plaisir de courte durée ... surtout, si l'abri très succinct de la paroi est réduit à néant quand on se trouve sur la crête. Le froid précipite la suite : traversée aérienne sur l'arête pour rejoindre le rappel au bout de l'Aiguille.
Le parcours des cordées



Sur le papier, tout est simple : 3 courtes longueurs d'escalade, une traversée à l'ambiance gazeuse et un rappel pour retrouver le plancher des vaches.
L'affaire devrait être vite entendue mais quand à 15h, Guy s'interroge sur l'absence de nos candidats à une hivernale, les questions se posent : comment expliquer l'horaire et ce nouveau record en presque 6 heures.
Quelques bribes nous parviennent à l'arrivée de Sidonie puis de Michaël :  
  •  La météo sibérienne, 
    entrainer quatre filles dans la même voie    ;-) 
    le coup de froid de Sidonie, 
    des rafales de vent capricieuses coinçant la corde au rappel ... ou à moins qu'un grimpeur expérimenté n'ait su tirer profit d'une situation avantageuse en si bonne compagnie ;-))
 
 
 Il n'y a que les sorties fac' pour vivre pareil aventure !

Revivez de l'intérieur toutes les péripéties de cette hivernale contée par le leader en chef de l'expédition : Michaël (à suivre prochainement dans ces pages) ...

 
 
par Gwen publié dans : Site école des Calanques
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Lundi 4 février 2008




On nous l'avait promis la semaine dernière, ... on l'a eu !

Direction l'Aiguille de Sugiton : son cadre magique au dessus de la Méditerranée, son calcaire blanc décliné en dalles à gouttes d'eaux ou en fissures sans fin( bon, ce n'est pas le Yosemite quand même !), ses couennes d'une longueur ou ses grandes voies idéales pour l'initiation.

Sauf q'un hôte encombrant s'invite à la dernière minute ! 
Ne vous sentez pas viser, ce n'est que le Mistral. Enfin que, on se passerait bien de son souffle glacé. Certains volontaires à une hivernale calanquiste s'en souviendront (mais une aventure pareil mérite de lui consacrer un article complet).




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Une voile perdue sous le Cap Morgiou !



Dépourvu de soleil à notre arrivée, le secteur de l'"Aïe, aïe, aïe" est plutôt austère.
Même s'il laisse passer les rafales, le vent n'est pas continu. Encore baigné du souvenir de l'Abri Cotier la semaine passé, certains se font vite rappeler à l'ordre par le ressenti des températures et le mordant du froid.

Bonnets et Gore-tex fleurissent ça et là jusqu'au premier rayon réchauffant du soleil.




Sous l'Aiguille Guéry, Guy veille sur ses troupes.
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Dans un silence religieux, Allison parfait son autonomie dans "Les deux boulons et l'écrou" 5c (photo ci contre).
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L'échauffement (il en faut aujourd'hui) passe obligatoirement par du 5b ou 5c. Sur un calcaire engourdi, les prises sont délicates à tenir et les difficultés s'élèvent.
Comme pour la météo où il existe une échelle des températures ressenties, il devrait y avoir l'équivalent en escalade avec des cotations ressenties.
Un 5c en dalle sur petites prises, à l'ombre et en plein vent d'hiver, devrait devenir 6a ou 6a+ ressenti.


Personne ne se plaint et seul signe extérieur de cet état de fait, les mains s'agitent dans tous les sens pour relancer une circulation sanguine retranchée loin des extrémités du corps. 
Evidemment, malgré tous ces efforts, les picotements brulants de l'afflux chaleureux ne s'amorceront qu'au retour au sol ... trop tard !



  

undefinedUlrick au départ de l'"Aïe, aïe, aïe". Presque 10 mètres avant la première plaquette ;  la concentration est à son paroxysme. undefinedGuillaume dans "les deux boulons et l'écrou" 5c. undefinedFabrice dans "Citronibus" 5b+.

 









Adrien
s'échauffe dans "les deux boulons et l'écrou" 5c.

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undefinedEmmitouflée, Caroline à l'assurage de l'"Aïe, aïe, aïe" 5b.


"Taffia" 6a

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undefined"Question d'équilibre" L1 6a+. Des petites réglettes usées par les passages et les milliards de moulinnettes. undefinedUn grimpeur orgueilleux s'évertue à tenter le 6c+ en seconde longueur. Malgré des excuses de cordes, il lui faut deux buts successifs pour consentir la réalité : pas le niveau ! undefinedUn nouveau baudrier, ça se teste. Dans "Les Pébrons" 6a, Ulrick prouve à quel point il l'a dompté.







undefined Y a pas de prises !!?

"M.G.M." L1 6c/6c+, du cinéma grand écran !
Premier rôle en image : Adrien.
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Un seul détail à retenir : le pied gauche dans le trou noir ! 
Tout est là !

  
 

A noter la superbe prestation de Charly dans cette voie en 6c+ ... et dans bien d'autres aujourd'hui.
Parfaitement posé sur ces pieds, il enchaine brillament cette longueur technique comme sa voisine "BBC" en 6b+. 

A peine essouflé, il préfère attaquer une autre voie plutôt que d'affronter les commentaires admiratifs.
Pour finir, il enchante les photographes (photo ci contre) sur le pilier de "Baba Ganoughé direct" 6c. 


En une visite éclair, les esprits sont durablement marqués : la grande classe !


Mais sur quelles falaises poitevines a t il réussi à progresser ainsi ?

Comme quoi, l'exil loin des centres majeurs de l'escalade sudiste n'est pas une limite si on garde la passion intacte.
 
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On a beau être Superman, ...
 
... dans la dalle à petites prises, il faut bien serrer les dents comme tout le monde  ;-))

 
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Fabrice dans la fissure-dièdre géante de l'"Aïe, aïe, aïe" 5b ... comme l'impression d'endosser le costume des pionniers en 1941.
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Les longueurs s'égrènent et la journée s'étire doucement.

14h, pas de nouvelles.
15h toujours rien ! Guy commence à s'interroger sur l'expédition dans "le Crépuscule"
Pendant ce temps, nous pouvons grimper quelques voies supplémentaires.
Merci Michaël pour cette rallonge impromptue !

Finalement, peu avant 16h, l'équipe clôt son aventure en établissant un nouveau record.
Mais c'est une autre histoire à suivre dans un prochain article !

Dans la frénésie de curiosité, tous les étudiants descendent dans l'ombre du vallon de Morgiou la tête remplie de souvenirs.

 
 
  


par Gwen publié dans : Site école des Calanques
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Mercredi 30 janvier 2008



undefined  Mais qui ? Oui, qui est responsable ?

On nous annonce une reprise dans la rigueur d'un hiver sibérien et en conclusion, l'Abri Cotier s'apparente à un four solaire. Quelques naïades osent même le bain dans la crique voisine. 

Le scandale éclate ! Il faut trouver les coupables !

Doit on incriminer le rédacteur d'une annonce alarmiste ? Doit on remonter à la source : les prévisionnistes de Météo France ? Ou encore les pays sur-industrialisés, maitres du dérèglement climatique ?
Avides de discussions effrénées, nos éminents spécialistes en droit sauront se plonger dans un si passionant débat !

La suite de nos sorties d'escalade ne dépendant pas de leur conseil, nous pouvons laisser libre cours à notre quête de sommet.





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Comme depuis quelques mois (années ?), le démarrage est poussif. Entre hésitations, ...
undefinedrévisions techniques de quelques manips vitales, ... undefinedconcentrations pour trouver les correspondances entre le topo et les voies sur le rocher, ...
derniers rires de fortune, ...
 
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avant qu'enfin, on se décide : ...
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... ça y est, ça grimpe !undefined




Voir le grimpeur contemporain orphelin sans son précieux topo (ça sent le vécu, non ? Surtout pour un pionnier de la consommation à outrance) éveille ce couplet moralisateur : 

A l'Abri Cotier, la plupart des voies du mur gauche se valent en difficulté (5b à 5c+). Alors, s'émouvoir d'un petit + de différence et ainsi renoncer temporairement à une voie ne favorise pas la découverte.
Loin de nous l'idée de n'être que des robots téléguidés par des alignements de chiffres dictant un programme uniforme.
Laisser monter le désir pour une ligne naturelle ne demande aucun apprentissage.
Il suffit simplement de balayer des yeux la falaise jusqu'à percevoir l'évidence : l'appel d'une ligne naturelle ; d'abord un sentiment de curiosité qui se transforme rapidement en envie irrésistible !
Dans une voie qui plait, on aura toujours plus de chance de réussir même si la difficulté nous semble plus importante que notre niveau.
Assurément, une démarche à travailler pour les nouvelles générations !
Sauf que d'un coup, un doute m'assaille : le plaisir serait il encore le moteur de l'activité ?
 

 
 

Aude dans "Danse avec les clous" 5c+. 
A la première sensation de glissade sur des gouttes d'eaux patinées, les doigts se resserrent encore plus fort. A la seconde, la décharge d'adrénaline devient plus sensible. Pas de panique, l'usure des prises n'agit que sur le mental (pour l'instant) et le voie reste belle !


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Après plus d'un mois d'inactivité, l'envie est source d'énergie. Toutes les voies sont prises d'assaut.

Les tee-shirts s'envolent et les épaules musclées s'exhibent.
Parfaire son bronzage dès le mois de janvier, c'est la grande classe ... réservée aux grimpeurs provençaux !
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Perché sur sa vire, Guy attend les candidats à l'initiation en tête. Et aujourd'hui, il n'a pas chomé ! 
L'équipe est parfaitement rodé et les volontaires se succèdent sans cesse pour découvrir cette sensation nouvelle : s'élever au dessus de la dégaine et découvrir la dimension mentale de l'escalade. Au pied, Benoit explique le mousquetonnage des dégaines et de la corde ; arrivé au relais, Guy poursuit l'apprentissage avec la mise en place de la moulinette. 
Encore une dizaine de néophytes rentreront ce soir fièrement : ils sont de "vrais grimpeurs" ! 

 
  



"Pas bloc ! Pas bloc !" 6b

undefinedAugustin serre les réglettes usées du pas de bloc.
Guillaume et son arme secrète : la lollotte de pointe. Un mouvement soulageant les bras et favorisant leurs récupérations quand ils arrivent au bord de l'explosion.undefined
Dans cette même voie, Chiara nous fait une démonstration de souplesse ... et de volonté en n'abandonnant jamais malgré un choix de méthode plus difficile dans le crux. La grande forme !




Bénéficiant d'une journée estivale, le souvenir de janvier 2007 revient à nous. A peine quelques fraicheurs cet hiver là ! L'inconvénient majeur de cette absence de froid est l'éclosion précoce des chenilles processionnaires accompagnées de leurs démangeaisons désagréables (quelques allemands s'en rappellent encore).
Cette année, point de défilé sinueux sur les chemins ou sur le rocher. Leur apparition sera plus habituelle fin février. Ouf ! Encore quelques jours de répits !








Ulrick tente le à-vue dans une nuée de cordes.undefined undefinedAvant d'aller plus haut, un coup d'oeil sur l'assurage ... pour se rasssurer ?? undefinedLes moulinettes sont tendues de partout : le rythme de croisière est atteint ! Difficile pour une cordée hors du groupe de se frayer un chemin et de trouver une ligne libre !






undefinedLilas

Gaspard
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Massés dans la partie gauche le matin, les grimpeurs colonisent petit à petit les voies plus difficiles à droite.undefined
Photo de gauche : "Voie de Fée" 6a, un style différent des gouttes d'eau patinées du mur gauche : réglettes agressives et quelques mouvements physiques. Un rocher sur lequel la patine ne gêne guère !


Dans de telles conditions météo, la demi journée s'étire à n'en plus finir. Mais, il faut bien partir en espérant que la semaine prochaine soit du même niveau. 
 
 

Pour plus d'images, visiter l'album sur Picasa ...
  
 

par Gwen publié dans : Site école des Calanques
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Lundi 17 décembre 2007




Avis à la population étudiante

Alerte météo concernant les sites d'escalade des Bouches du Rhône !
Ce samedi, une dépression venant de Sibérie approche de notre belle Provence !
Dans son sillage, vous trouverez assurément des vents polaires, de la pluie gelée et même des bourrasques de neige.
Ces intempéries ne doivent en aucun cas masquer la chute vertigineuse des températures qui s'abattront sur Marseille et les environs.





Averti de cette sorte, pas un étudiant ne devait pointer le bout de son nez à 8h30 ce samedi 15 décembre 2007.
Le forum bruissait de rendez vous ajournés, de réunions impromptus et de réveils difficilement envisageables.

Pourtant, sans doute mis en confiance par le discours de Michaël qui, à juste titre, confirmait qu'il n'avait jamais vu de son vivant une sortie fac' annulée, c'est bien six grimpeurs farouchement décidés à en découdre avec les conditions extrêmes qui se retrouvent à Mazargues.
Guy leur réserve alors un programme à la hauteur de leurs espérances.
Puisque ces fiers montagnards veulent se frotter aux limites de leurs possibilités alors ils vont être servis : direction le Chateau d'Eau du vallon du Paragon, une abrupt face nord dont le seul avantage est de s'abriter du vent d'Est.
"Vous voulez vous cailler alors vous allez vous cailler ... grave !!!"

La fameuse collante est là mais comment l'apprécier quand vos doigts ne répondent plus !
Même affublé des Gore Tex les plus techniques ou des bonnets les plus tendances, rien n'empêchera vos extrémités nues de s'immiscer dans des contrées inconnues de la douleur digitale.
Pour les novices qui n'ont pas connu la cascade de glace et le véritable sens de l'onglée, en voici donc un aperçu à l'échelle 1/10ème  !

En guise de neige, la prévision était trop alarmiste et seuls les hauts sommets de l'inaccessible Sainte Baume se recouvrent d'un manteau blanc.

Armés de leur seule volonté, les courageux grimpeurs gravissent péniblement les voies techniques du secteur.
Jusqu'à maintenant, la relative chaleur et le soleil repoussait l'heure de départ au début d'après midi. Les valeureux participants à cette sortie s'évertuent à prolonger leurs souffrances au maximum et replient les cordes vers 14h15. 
Dans les mêmes conditions de températures, quelques mémoires avisés nous renseigneraient sur des retours nets et sans bavures dès 13 heures . L'horaire du jour est donc bien tardif pour une matinée si fraiche !


Pour leur rendre hommage, citons ces intrépides grimpeurs dignes de notre respect et ayant définitivement montré la valeur de leur inoxydable motivation : Eglantine, Sonia, Guillaume, Matthieu, Nicolas, Ulrick et évidemment Guy (mais lui, il connait le véritable sens d'une ascension en hivernale ;-)).

Toutes les photos de Matthieu sont consultables sur Picasa ...


 
 
Profitez de vos vacances et à l'an que ven !

Bon bout d'an !

 
  
 
  

 

par Gwen publié dans : Site école des Calanques
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