L'Alpinodrome, c'est un terrain d'entrainement naturel.
Si on ne dispose que d'un petit créneau horaire, si on se retrouve seul quand les collègues sont occupés et si on préfère respirer le grand air plutôt que la fumeuse ambiance des salles d'escalade, rien ne vaut une séance de traversées à l'Alpi'.
En se rapprochant des prises, on imagine combien de générations de grimpeurs ont fréquenté les lieux pour patiner le rocher passages après passages.
Encore maintenant, le site est plus souvent parcouru pour le "bloc" que pour les voies.
Le bloc, c'est l'expression utilisée pour spécifier cette pratique (née en forêt de Fontainebleau) de l'escalade proche du sol qui ne nécessite aucun matériel de sécurité. Suivant la hauteur des sorties, l'emploi d'un tapis en mousse à haute densité (crash pad) peut être recommandé pour éviter que les chocs répétés ne fragilisent vos pauvres chevilles.
A l'Alpi, quelques passages réclament une parade mais le crash pad n'est pas obligatoire.
Cette pratique à la mode est très ludique car on peut facilement se lancer des défis en groupe avec des éliminantes ou trouver des passages spécifiques sur le moindre morceau de caillou compact.
Guy, armé de ses Adidas, chaussures inégalées malgré leurs usures sur tous les rochers des Calanques, fait une démonstration de traversée devant de futurs fans.
Place maintenant aux étudiants pour tenter de rivaliser avec le "maitre" :
Pour parfaire votre technique de parade, vous pouvez lire cet article du site Zebloc très complet sur ce moyen de prévention. La parade est avant tout destinée à amortir et diriger la chute du grimpeur vers le crash pad ou sur ses pieds tout simplement. Le but n'est pas de retenir le grimpeur dans sa chute (attention aux pouces qui peuvent être étirer vers l'extérieur s'ils ne sont pas joints aux autres doigts).
Dans notre région, la falaise est reine et le bloc n'est pas des plus développés. Néanmoins, la mode relance l'exploration et vous pouvez toujours fréquenté des sites anciens et redécouverts :
- au col de la Gineste : au dessus de la route, des blocs calcaires fléchés (marquage renouvellé en 2006).
- à l'Etoile Noire : beaucoup d'affleurements en grès pour faire comme à Fontainebleau mais dans un style vertical.
- à Gignac la Nerthe vers la chapelle : des vagues calcaires à rétablir ; en raison du manque de fréquentation, la végétation est dense au pied.
- vers Aix en Provence : ancienne carrière de Bibémus.
- vers Lançon de Provence : Vernegues sur des blocs de molasse comme à Buoux ; Sainte Anne de Goiron.
- vers Toulon, le Baou des 4 Ouros, le Fenouillet.
Et plus loin, de vrais sites incontournables :
P.S. : un intrus non présent lors de cette séance s'est glissé parmi les photos. A vous de le trouver !