Texte et photos : Michaël Robinet.
Mission impossible …
Toujours le même processus : j'enclenche le mécanisme et l'enregistrement débite sa voix métallique :
"Bonjour Monsieur Phelps ! (et oui, j'ai plusieurs identités)
Votre mission, si vous l’acceptez, sera d’emmener Julien dans la traversée du Devenson. Vous prendrez contact avec Mister Guy, à 7h45 (heure locale) au lieu dit de l'obélisque de Mazargues. Il vous fera parvenir plus d’informations sur le déroulement de la mission. Il est bien entendu que si le client n’est pas sorti à la nuit tombante, l'équipe d'extraction ne vous attendra pas et la mission sera un échec. Evidement si vous ou l’un de vos agents est fait prisonnier, nous nierons avoir eu connaissance de vos agissements.
Ce message s’autodétruira dans 5 …… 4 …… 3 …2…
FLASH BACK
- Lundi 6 février 2006, 9h53 (GMT) :
_ Oh ! Con ! Tu te rends compte, dans 4 jours on a fini nos études.
_ Eh ouais, mais ‘y a d’abord les exams à passer.
_ Ah tiens, ça me fait penser qu’il faudrait peut être que je révise un peu.
_ Bah, on a toutes les nuits pour faire ça …
Ces paroles seront lourdes de conséquences.
En effet, les nuits peuvent servir à réviser, mais surtout, ça sert à dormir, chose que j’ai du faire peut être 5 heures par nuit durant cette semaine.
- Vendredi 10 février, 11h14 (GMT) :
- Oh trop facile ces exams !!!
- Ouais, on se demande pourquoi on a révisé.
- Eh mais attends, on a fini nos études, ça y est …
- C’est pas trop tôt, j’suis crevé.
- Bon, eh, ça ce fête ça, non ?!?
- Ouais, tous chez Romain !!!
Après une soirée bien arrosée, je rentre chez moi.
Il est 2h, je me couche et je me dit que je vais pouvoir récupérer tout le sommeil perdu.
6h du mat’, je suis arraché des bras de Morphée par un bruit strident qui me rappelle à ma dur réalité, puis un message, « Votre mission, si vous l’acceptez … », et là, les yeux encore brouillés par le sommeil et l’alcool, je me rends au rendez-vous.
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Je retrouve mon client (ou ma victime) et c’est parti pour la jonction jusqu’au camp de base : la grotte de l’Oule.
Dernières consignes et c’est parti !
Il est 10h13, premier rappel ; le gaz est impressionnant, ça met dans l’ambiance, mais pas de quoi me décourager, j’ai une mission.
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Les longueurs s’enchaînent et se ressemblent, les effluves semblent s’être dissipées.
Tant mieux, il reste du chemin à parcourir.
Alors c’est reparti lorsque soudain, …, un bruit attire mon attention, nous sommes suivi par une bande (ils sont deux, je dois voir double alors) d’espions qui en veulent à ma mission.
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La preuve en image : des espions sont à nos trousses !
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Alors c’est le moment d’accélérer, je ne tiens pas à compromettre la mission.
Oufff, les voila distancés !
On en profite pour se restaurer afin de reprendre des forces et d’honorer le contrat. Mais durant notre pause casse-croute, les espions nous ont doublés afin de nous tendre une embuscade pour nous éliminer.
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Aux environs de 14h30, nous subissons une première attaque :
un énorme boulet lancé dans la pente, manque de me faucher et d’écraser Julien et va finir sa course dans
la Grande Bleue dans un bruit assourdissant.
Nous sommes prévenus, ces espions veulent notre peau.
Quelques minutes plus tard, c’est un second boulet, de taille moyenne s’il en ait, qui vient s’écraser sur ma main.
Impossible de continuer dans ces conditions, d’autant plus que la fatigue se fait ressentir, souvenez vous « Bah, on a toutes les nuits pour faire ça … ».
Après de longues minutes de négociation avec l’ennemi et la promesse d’une boite de Finger, nous décidons de faire équipe pour la fin de la mission et ainsi, honorer le contrat.
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Gwen sort de la dernière longueur
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Le soleil est déjà bas sur l’horizon et il reste encore 3 longueurs à parcourir. Mais grâce à l’efficacité de notre entente, ces 3 longueurs restantes ne sont qu’une formalité.
Il est 18h20 et voila le premier de ces vaillants espions qui sort de la voie et s’empresse de faire monter le reste de l’équipe.
Il fait sombre, très sombre, mais la pleine lune éclaire de sa lumière douce le dernier des vaillants espions qui, dans une extrême facilité, sort de la voie, il est 18h37.
Mission accomplie.
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Mais l’histoire n’est pas fini!
Retour au camp de base où nous prenons connaissance des mésaventures de chacun (ce qui fera, je l’espère, l’objet d’autre article).
Dans l'obscurité de la grotte, les Fingers sont vite distribués en récompense et carburant pour une remontée express au parking.
Durant le retour au lieu de rendez-vous initial, un debriefing s’organise et les plus motivés finiront la soirée chez Nico et Sabrina.
Quant à moi, je file jusqu'à une planque où je retrouve mes collègues pour fêter (ou re-fêter) la fin de nos études.
Eh oui, ça n’arrive qu’une seule fois dans sa vie !!!
Rédigé par Jim Phelps (agent Impossible Mission) … non, en fait par Michaël.